Mois: avril 2013

Thomas Kretzschmar quartet

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Thomas Kretzschmar quartet

Samedi 27 avril 2013 à 20H30

Rares sont les musiciens de jazz qui ont réussi à être connus du grand public sans se compromettre. Stéphane Grappelli, le violoniste le plus sage, le plus classique du jazz, est de ceux là. C’est sa participation au quintette à cordes du Hot Club de France avec Django Reinhardt, qui l’a fait découvrir par le public. Le « génial manouche » est mort prématurément, Stéphane a continué le chemin seul, s’essayant à différents ensembles. La simplicité, le lyrisme, la logique parfaite du discours grappellien ont réussi à s’épanouir en présence d’un trio piano-contrebasse-batterie.

Son violon pour tout bagage, Thomas Kretzschmar s’inspire de celui que l’on considère comme l’initiateur de l’école française du violon jazz. Il a lui aussi des origines italiennes, et l’exigence du maestro. En formant ce quartette, il réalise un rêve : faire revivre la musique de Stéphane Grappelli. Pour trouver le son et l’énergie idéale, il s’est entouré de trois musiciens qui ont roulé leur bosse dans tout le Sud-Ouest de la France. Au piano, André Sutre, premier soutien et expert des 88 touches noires et blanches : au plus près du soliste quand il accompagne, il a aussi une inspiration jaillissante en solo et un perpétuel renouvellement. À la contrebasse, Steeve Denoy ; ce sont ses lignes de basses qui « tiennent la maison » au service de l’harmonie. À la batterie, Jean-Denis Rivaleau apporte un jeu de balais irréprochable et tout en finesse.

À force de travail et de persévérance, Thomas Kretzschmar tente humblement, avec ce groupe, d’atteindre la tendresse lyrique et la grâce swinguante du seul violoniste de jazz connu mondialement qui aurait plus de 100 ans aujourd’hui. ..Steven Jambot

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En passant Publié le

AT Yenni: Paroles d’Argent de Arezki Metref

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Des images qui s’écoutent…

 

 D’une durée de 52 minutes, toutes passionnantes, le film, réalisé avec la participation des villageois d’Ath Yenni, offrait différentes facettes, art culinaire, élevage, artisanat et agriculture, riches en couleurs, d’une région belle et rebelle. Attendu sur le terrain fertile et fiévreux de l’écriture romanesque, poétique et journalistique, Arezki Metref, a réussi, magistralement, à prendre à contre-pied son public en mettant le voile sur un autre mode d’expression et de création à savoir le film documentaire. Un enrichissement de plus.

 

 En effet, en donnant naissance à cette oeuvre aux « images qui s’écoutent » sur sa région natale, intitulée, Ath Yenni, Paroles d’argent, projetée, en avant première, avant-hier soir, à la salle Ibn Zeydoun à Alger, Arezki Metref, l’enfant terrible d’Agouni Ahmed, vient de donner la juste mesure de son talent qu’on croyait, jusque-là habité par les démons de la plume. Une foule nombreuse, dont, la mère Metref, l’autre réalisateur, Jean-Pierre Lledo, la cantatrice, Fatma-Flora Mouhoub, ont tenu à accompagner le réalisateur dans cet ultime test. D’une durée de 52 minutes, toutes passionnantes, le film, réalisé avec la participation des villageois d’Ath Yenni, offrait différentes facettes, art culinaire, élevage, artisanat et agriculture, riches en couleurs, d’une région belle et rebelle. Premières scènes: sensuelle, une voix féminine présente dans un kabyle parfait, la région Ath Yenni, la colline oubliée, chère à Mouloud Mammeri, figure emblématique de la région et de l’Algérie. A défaut d’archives historiques, c’est la légende, incarnée par la tradition orale et relayée par les sages et les vieux de la région, qui prend le pas. L’histoire d’Ath Yenni composée de 7 villages, dont Ath Lehsen, Ath Mimoun et Ath Larbaâ, avant de connaître une autre extension, est passée au peigne fin. Aucun détail n’est laissé. Idriss Mammeri, disparu après la réalisation du film et pour lequel Arezki Metref dédit l’oeuvre, rapporte que Ibn Khaldoun considérait la tribu d’Ath Yenni comme la plus remarquable dans la région des Zwawa.

 

Évoqué dans La Colline oubliée, roman phare de Mammeri, Tâassats, place publique du village et de veillées contre l’intrusion ennemie, est mise elle aussi sous les feux de la rampe. Réputé pour la splendeur de ses bijoux, Ath Yenni était connu comme une fabrique d’armuriers avant que l’armée française n’oblige les villageois à surseoir à cette activité. Au fil des minutes, le film égrène les traditions et coutumes ancestrales comme ce code régissant le fonctionnement du village qui oblige les personnes récalcitrantes à porter les armes contre les colons, à un exercice pas du tout honorant : celui de passer sous « Lmaoun » engoncé d’une fouta. Un véritable exercice de mépris. Un intervenant raconte que des familles portent de nos jours comme un point noir cet épisode infamant de l’histoire.

 

Autre visage de la région : son hospitalité légendaire, comme chanté d’ailleurs par le célèbre poète Youcef Oukaci. Le film d’Arezki Metref change de ton et d’images pour présenter Mouloud Mammeri, ses œuvres et son combat pour la vulgarisation de la culture des Gouraras. Une image de toute beauté, montrant une stèle de Mammeri érigée au milieu d’un carrefour, rappelle combien ce symbole adulé et respecté du village est omniprésent dans la mémoire collective de toute une région, fière de ses enfants. Dda Lmouloud, dixit une voix de jeune fille, aimait jouer aux cartes avec ses semblables au café maure, le cœur du roi. Un exemple inénarrable d’une personne pétrie d’humilité et de simplicité. D’autres figures scintillantes, et non des moindres, sont également évoquées dans ce documentaire, à savoir Idir et Brahim Izri, tous deux enfants prodiges d’Ath Yenni ayant consacré leurs vies durant pour la promotion de la chanson kabyle. Le réalisateur a eu également une pensée pour la génération d’aujourd’hui. Des jeunes, un animateur de l’association culturelle, un jeune chanteur et un autre issu d’une famille venu de M’sila, ont pris la parole pour dire leurs problèmes et leurs ambitions. « La solitude nous tue. Lors de l’hiver passé, la bonbonne de gaz a frôlé 1000 DA. Celui qui n’a pas de quoi payé est-t-il condamné à mourir de froid ? », s’interroge ce membre de l’association. Autre point d’orgue du film, lorsque des notables et des jeunes ont battu en brèches les idées selon lesquelles Ath Yenni est un foyer pour le prosélytisme. Le documentaire conclut son voyage initiatique en fixant le visage angélique d’un petit enfant, symbole d’espoir.

 

A signaler que le film projeté en kabyle, doublé en langue arabe sorti à l’occasion de l’Année de la culture arabe à Alger, sera projeté sur les écrans, comme l’a affirmé le réalisateur, à Tizi ouzou et Ath Yenni durant la saison estivale.

 

  Hocine Lamriben
 

 Bio Express

 

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Arezki Metref est né en 1952 à Sour El Ghozlane en Algérie. Il est originaire de Aït Yenni en Kabylie. Il a vécu à Alger depuis l’âge de quatre ans. Il a été journaliste dès l’âge de 18 ans, à l’Unité, Parcours Maghrébins, Algérie Actualité, Horizons, L’Hebdo Libéré, avant de créer avec Tahar Djaout et Abdelkrim Djaad l’hebdomadaire indépendant Ruptures en janvier 1993 dont il était le rédacteur en chef.

 

L’assassinat de Tahar Djaout le contraint à s’exiler en France en janvier 1993. Depuis, il a collaboré au quotidien londonien The Guardian, ainsi qu’à diverses revues : Autrement, Maghreb-Machrek, Panoramique. Il collabore à ce jour à la rubrique monde de l’hebdomadaire Politis. Il est également conférencier, s’exprimant sur l’Algérie tant en France qu’à l’étranger, poète, nouvelliste, romancier, essayiste et dramaturge.

 

Ecritures théâtrales : Priorité au basilic, éditions Domens 1997, diffusée sur France Culture le 23 mars 1998, créée en juin 99 au théâtre Les Déchargeurs, à Paris et reprise à Avignon en 99. Jouée depuis à Paris, en banlieue et en province. L’Agonie du sablier, Domens 2003, a été créée au théâtre de la Passementerie en 1999. La Nuit du doute, Domens 2000, a donné lieu à plusieurs lectures publiques à Paris. L’Amphore, publiée chez Domens en novembre 2002 a été créée à Confluence à Paris en novembre 2002. L’Intuition du désert, inédite, est sa dernière pièce.

Nouvelliste, Arezki Métref a publié plusieurs nouvelles dans Algérie-Actualité (Alger), El Moudjahid (Alger), Révolution Africaine (Alger), et Nouvelles nouvelles (Paris), réunies dans un recueil inédit, L’instant d’après, Haoua. Il est également l’auteur d’un roman, Le manuscrit (inédit) et d’un monologue Priorité au basilic. Ancien étudiant à l’Institut d’Études Politiques, Arezki Métref est journaliste de profession.                                                                                

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Rita Macedo

 

Jeudi 25 avril 2013 à 20H30

 

 

 

 

« Le nouveau spectacle de Rita Macedo est une saga musicale qui raconte l’histoire de son apprentissage musical. A travers les chansons que lui ont appris sa mère et sa grand-mère jusqu’aux marches et frevos carnavalesques de son père, elle nous livre un florilège personnel à partir de musiques folkloriques et populaires d’un Brésil qui a formé sa sensibilité et sa personnalité musicales. Le spectacle commence à capela dans une atmosphère intimiste et chaleureuse; et s’électrise petit à petit en bal final qui soulèvera les plus résistants. »

http://fr.myspace.com/ritamacedo

En passant Publié le

Entre tradition et modernité,la fomation de Thomas Kretzschmar revisite la musique du célèbre « Hot club de France » de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli,sans pour autant se cantonner à ce style si singulier…

Les compositions du quartet ainsi que les adaptations originales issues de folklores divers contribuent à l’éclectisme et la subtilité de leur univers musical.

L’efficacité et l’énergie déployée par la section rythmique laisse libre cours aux improvisations complices des deux solistes.

Du jazz sans frontieres,une véritable invitation aux voyages…Image

En passant Publié le

Marin en trio

Fantaisie (n. f.) :
1.Objet fabriqué qui s’écarte de l’ordinaire.
2.Chose originale et peu utile, qui plaît.
3.Chimère, illusion.

« Ça ne ressemble à rien de précis, mais moi, ça me fait penser à Juliette ou à la fragilité de Dominique A. Une voix belle et porteuse d’émotion, des textes forts… »
Olivier Chatellier, Chez ta mère

Chant, piano, accordéon : Marin Bonazzi
Vibraphone, marimba et autres percussions : Guillaume Viala
Contrebasse : Youssef Ghazzal

www.noomiz.com/marin

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